Le Tango Argentin, une découverte sans fin !

Il arrive parfois que les nouveaux venus dans le monde du tango posent la question suivante : « Combien de temps faut-il pour apprendre à bien danser ? ». En réponse à cela, un embarras bien compréhensible envahit les danseurs un peu plus confirmés !

Une petite phrase, presque laconique, de l'écrivain argentin Leopoldo Maréchal, apparaît toutefois comme une aide : « Le Tango est une possibilité infinie ».

Cette phrase dit qu'il y a peu d’espoir de faire un jour le tour du Tango argentin, de le comprendre et de le maîtriser. Celui qui entre dans l’univers du Tango doit faire le deuil d’une vérité à découvrir, d’un savoir à construire. Tout ce qu’il apprendra au fil des années ne sera que poussières parmi l’infinité des possibles, et cela lui procurera parfois le sentiment de « ne rien avoir compris au tango ». Mais cette ignorance est d’or car c’est elle qui permet la découverte sans fin, la surprise, l’étonnement, et finalement l’émerveillement...

Cette petite phrase de Leopoldo Marechal, Tango de Soie l'a faite sienne car elle influence ses orientations. Si la connotation n’était pas trop scientifique, on dirait volontiers que Tango de Soie est un laboratoire s’efforçant de créer les conditions qui permettent à chacun de goûter à tous les possibles du tango, d’explorer la diversité des styles de danse, de participer au développement de la musique actuelle et de mieux connaître le patrimoine tango sous toutes ses formes, non seulement musicale et chorégraphique, mais aussi poétique, littéraire, plastique, historique et contextuelle.

Cette petite phrase, Tango de Soie l'a aussi faite sienne sur la piste de danse, une piste qui n’est pas réservée à « ceux qui sauraient », à ceux qui « danseraient bien » ou à ceux qui soutiendraient tel ou tel style. La piste est ouverte à tous, à ceux qui balbutient comme à ceux qui semblent faire preuve de plus d’aisance. Elle est un espace où l’on dit aux nouveaux venus : « Nous sommes déjà bien serrés, mais nous allons nous pousser encore un peu plus pour vous faire de la place ». La piste peut alors être difficile parfois, inconfortable, mais nous faisons le pari que c’est par le partage avec autrui que se construit et se renouvelle cette culture vivante. Ce parti de l’ouverture est peut-être une utopie, mais par les temps qui courent elle est peut-être une utopie à laquelle il est bon de s'attacher …

 

Photo : Michel Robert

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