© Nicolas Bertrand

 Intervention d’Alberto Eipstein  Intervention de María A. Durán

Lorsque nous écoutons, ou que nous lisons les paroles d’un tango, on dirait qu’il nous raconte une petite histoire de trois minutes, qui commence et finit avec lui. Que l’histoire que ce tango nous raconte est indépendante de toutes les autres histoires dont nous parlent les autres tangos. Et c’est souvent vrai. Pourtant, lorsqu’on lit avec attention les paroles, sinon de l’ensemble des tangos, au moins d’une partie significative de l’œuvre de quelques grands poètes, on s’aperçoit que les tangos ne sont pas aussi indépendants les uns des autres qu’on pouvait le croire. On découvrira alors qu’il y a des liens, des ponts, que souvent un dialogue s’établit entre certains tangos, que des personnages, des images, des figures, reviennent plusieurs fois, que parfois les tangos se parlent, qu’une forme d’inter-textualité se tisse entre eux.

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Poser les rapports tango-littérature renvoie à un dialogue incessant, un entrelacement sans fin, des appropriations plus ou moins légitimes… Le tango se nourrit de la poésie extérieure au tango pour créer sa propre poésie, et la littérature guette à travers le temps les scènes de tango, les atmosphères de tango, les femmes du tango…et les rythmes du tango. Ils se donnent l’un à l’autre, conversent, se reflètent comme dans un double miroir, et trouvent des mots différents pour raconter les mêmes histoires, les histoires de la ville.

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